Interview de Tryo

Publié le par Tryox






Votre passage aux Eurockéennes est la quatrième date d’une tournée estivale de treize dates. C’est la scène qui vous a révélés. Vous êtes donc attendus. Comment expliquez-vous l’enthousiasme que vous déclenchez?

Le secret, c’est d’arriver en retard aux rendez-vous, comme aujourd’hui. Plus on se fait attendre, plus les gens sont contents de nous voir ! (rires) Plus sérieusement, la scène nous avait manqué. On attendait avec impatience de rejouer dans de grands festivals. Ce qui nous a fait nous rencontrer, c’est la passion de la musique et l’envie de faire des concerts. On apprécie donc de retrouver notre public à l’occasion de ces gros festivals qu’on aime beaucoup !

Vous avez fait évoluer vos concerts vers quelque chose de plus théâtral, avec des arts du cirque notamment. Que vous ont apporté ces expériences et d’où est venue cette envie ?

C’est vrai que, Christophe venant du théâtre, on est à l’aise et on s’amuse beaucoup sur scène. Mais nous avons tous été entourés par les gens du cirque, les "saltimbanques". Le milieu du théâtre et des arts de la rue nous est familier. Cela vient de nos envies en tant que spectateurs : on aime voir des spectacles vivants, riches. On a essayé cette formule avec le spectacle des dix ans et, puisque cela a marché, on retentera l’expérience. Cela nous permet de nous amuser nous aussi ! Par contre, sur la tournée actuelle, on a voulu au contraire rester assez simples. Il y a presque un an que nous n’avions pas fait de scène, on a préféré cette fois-ci mettre surtout la musique au premier plan. Nous avons seulement trois cuivres, et des cordes pour compléter la formation. Cela vient également d’une envie commune d’aller chercher d’autres sonorités, ailleurs.

Vous avez sorti trois DVD en cinq ans et avez même gagné un prix pour le spectacle des dix ans. Envisagez-vous de faire un nouveau film ?

On ne prévoit pas de faire un spectacle pour le sortir en DVD ! D’ailleurs nous avons réalisé le DVD des dix ans parce que nous avions été nous-mêmes surpris par l’ampleur de ce qui était juste à l’origine une volonté de "faire la fête" pour nos dix ans. Le cas de la vidéo du Cabaret sauvage est différent : nous voulions inviter le public à partager quelque chose de plus intime. C’était prémédité. L’expérience que nous a apporté ce film, c’est le pouvoir de l’image : quand on maîtrise tout de A à Z, on peut en faire quelque chose d’original, et adresser un message personnel au public. Alors pourquoi s’en priver ?

12 ans de carrière : sentez-vous que vous parlez à une génération ?

Oui. On entend souvent "Tryo, vous avez bercé ma jeunesse !" (rires) Ceci dit, il y a deux sortes de public : ceux qui nous suivent depuis le début et les autres. Le fait que les grosses radios aient repris ‘L’Hymne de nos campagnes’ il y a peu de temps a fait se raccrocher une nouvelle tranche d’âge très jeune. On adore ça !

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